Historique de la Paroisse

Liste des prêtres de la Paroisse

Construction de Notre Dame de Lourdes

L’église Notre Dame de Lourdes d’Argenteuil a été créée en 1908 par M. le Doyen Jacquemot, pour servir de chapelle de secours de la Basilique, et desservir un quartier relativement proche du Vieil-Argenteuil (il n’y que 1 100 mètres entre Notre Dame de Lourdes et la Basilique), mais alors le seul de la paroisse actuelle où la population fut dense ; le quartier des Champioux proprement dit n’était qu’un bois, et celui du Val Notre Dame un lieu-dit ne comprenant que quelques maisons sur les limites de Sartrouville et de Bezons.

Le 18 novembre 1920, la chapelle de secours devint la paroisse Notre Dame de Lourdes. L’accroissement de la population s’est fait un peu aux environs de l’église, c’est à dire à l’extrémité Est et Sud-Est de la Paroisse : création de la Cité des Jardins du Marais à partir de 1927, de la Cité du Perreux en 1933, percement de l’avenue de Paris en 1930.

Mais l’accroissement a été bien plus notable au Sud : création de la Cité Ouvrière des grandes usines Lorraine-Dietrich, au temps de leur prospérité, avant et juste après la guerre, et surtout à l’Ouest, c’est à dire très loin de l’église : lotissement ou plutôt dépeçage et vente à vil prix, de l’ancien Bois des Champioux ; traversé désormais par les rues aux noms prolétariens : rues de la Justice, de l’Équité, de l’Union, des Coquelicots, des Églantines, du Gibet, du Pardon (dans ce quartier d’aspect pauvre et de réputation communiste, la nuance rouge domine). A l’Ouest encore, c’est le vaste plateau du Perreux couvert de masures plus avenantes mais guère plus riches, avec ses rues aux noms pittoresques : rues des Courlis, des Alouettes, du Prunet, des Lilas, des Chèvrefeuilles, de la Marjolaine.

En 1931, la ville d’Argenteuil ouvrait, au centre de l’ancien bois des Champioux, à côté de l’orphelinat des Employés de Banque et de Bourse, sur les terrains Abadie, les vastes et élégantes constructions du groupe scolaire Jean Jaurès, ainsi qu’un bureau de poste auxiliaire et un établissement de bains-douches; les commerçants arrivaient en foule, eux aussi : le quartier du Val était créé, doté de toutes les commodités modernes, de plusieurs lignes d’autobus, il restait complètement abandonné au point de vue religieux, puisque tout l’effort du clergé paroissial à ce moment portait sur l’agrandissement de la lointaine chapelle, absolument insuffisante, même pour la population des alentours immédiats.

Construction de Saint-Jean

La construction de l’église de Saint Jean est liée à la cité CASTOR des Champioux. (Rue d’Ascq et Poirier Fourier)
En 1950/51, Le Père J. Méchinaud (Fils de la Charité) avait acheté 3 500 m² pour construire une chapelle. Il a facilité l’achat des autres m² nécessaires aux 46 logements et espaces verts que voulait construite la société des Castors. Tous ces terrains étaient des jardins ouvriers.

Le père Méchinaud savait la détresse morale et matérielle des jeunes foyers sans logement convenable, après la guerre. Il a donc cédé ses 3 500 m² de terrains à petit prix.
En contre-partie, en lui redonnant 1 000m² pour l’emplacement de St Jean, les Castors se sont engagés à faire les parpaings pour fabriquer la chapelle. Quelques castors ont aussi participé à ses travaux. Tous étaient présents à l’inauguration. Choix pastoral de voir une église éclatée et non pas renfermée sur elle-même.

À partir de 1955, l’emménagement a lieu, nous sommes les premiers immeubles puis viennent :

  1. De 1956 à 1960 :
    • La cité Emmaüs au 196 rue du Perreux lancée par l’Abbé Pierre qui vint poser la première pierre
    • La cité des Roses, en face
    • La cité du Renouveau par Emmaüs, l’Abbé Pierre
    • L’O.C.I.L du 42 à 54 rue du Poirier Fourier et Louis Lhéraut
  2. De 1970 à 1975 :
    • Les cités-jardins d’Argenteuil
    • Argenteuil 2000
    • Florence
    • Square Jean de la Fontaine
    • ZUP Sud

Histoire des mouvements chrétiens

  • 1901 : Argenteuil compte 16 000 habitants.
  • 15 novembre 1908 : Création de la chapelle de secours de la Basilique « Notre Dame des Champioux ».
  • 1921 : Argenteuil compte 32 176 habitants. La chapelle de secours devient la paroisse Notre Dame de Lourdes, avec les Fils de la Charité, et une population de 8 000 habitants.
  • 1926 : Argenteuil compte 44 118 habitants.
  • 1927 : Première section JOC (Jeunesse ouvrière catholique) aux Champioux. Peu à peu les travailleurs prennent conscience de former une classe sociale en dehors de l’Église. Quelques prêtres, dont le Père Anizan, y sont sensibes.
    La JOC a bousculé le style de témoignage des chrétiens en étant partie intégrante des ouvriers.
    Les Fils de la Charité dont le souci est d’être parmi les plus démunis, les plus ignorants de l’Église, ont été heureux de soutenir et de faire équipe avec des chrétiens qui par leur milieu social combattaient avec leurs copains, pour pour la dignité et la reconnaissance de leurs droits.
  • 1929 : Scouts de France.
  • 1931 : La ville compte plus de 81 000 habitants. Avec l’essor industriel automobile et aéronautique, dans la classe ouvrière, c’est la crise, le chômage, la misère.
  • 1935 : Création de la LOC (Ligue ouvrière chrétienne), création de la chapelle Sainte Bernadette, conférence de Saint Vincent de Paul.
  • 1936 : Création de la première équipe féminine JOCF.
  • 1937 : Dixième anniversaire de la JOC, au Parc des Princes, dans l’enthousiasme.
  • 1938 : Création des Guides de France : Première Compagnie d’Argenteuil, Sainte Claire.
  • 1939 : L’équipe JOC est démantelée par la mobilisation des copains.
  • 1941 : Évolution des « Enfants de Marie » où se retrouvaient des responsables JECF-JOCF, Guides de France.
  • 1942-1944 : Solidarité avec les sinistrés des bombardements. Accueil des prisonniers et déportés, à la gare de l’Est, et aux centres de Paris par la JOCF et les guides. Redémarrage d’une équipe JOC, trois gars au départ.
  • 1943 : Mystère Marial donné sur le parvis de Notre Dame de Lourdes.
  • 1944 : Bulletin de liaison envoyé aux soldats de la paroisse : « CORDEE ».
  • 1945 : La LOC devient le Mouvement Populaire Familial.
  • 1948 : La « Passion de Sagan », pièce écrite dans un stalag par un prisonnier de la paroisse. Cette pièce est jouée par J. Joukoff, Gisèle Alezard, Etienne Cavellier, Emile Hannequin.
  • 1949 : Retrouvailles des anciens de la JOC et JOCF.
  • 1950 : Agrandissement par le père Méchinaud de la paroisse Notre Dame de Lourdes telle qu’elle est aujourd’hui. Notre quartier compte 20 000 ouvriers sur le coin le plus pauvre mais le plus sympathique d’Argenteuil : les Champioux.
    J. Méchinaud, harcelé de demandes de logement, sacrifie une partie de la sacristie et loge deux foyers dans les salles de réunion. Il fait un plan de six petits logements, très vite montés (salles actuelles de réunion et d’accueil, au fond de la cour de Notre Dame de Lourdes.
  • 1951 : Projet de construction d’une chapelle rue d’Ascq. J. Méchinaud réunit quelques jeunes foyers de la paroisse qui, ensemble, mettent au point un projet de construction de 46 logements en système Castor. Il y a échange de terrains et les Castors s’engagent à faire les « parpaings » pour la construction de la Chapelle Saint Jean.
  • 1951 : Lancement de l’ACO sur Argenteuil à la Basilique, avec des foyers chrétiens de Notre Dame de Lourdes.
  • 1952 : Première équipe d’ACO sur Notre Dame de Lourdes.
    Les militants d’ACO, par leur implantation dans l’action, leur participation aux organisations ouvrières, ont eu la chance de trouver auprès des Fils de la Charité le ressourcement spirituel, le soutien, l’encouragement et surtout l’exigence.
  • 1955 : Inauguration de la Chapelle Saint Jean. Le supérieur des fils, le père Goison et le représentant de l’évêque de Versailles, célèbrent la Messe, entourés des Castors, qui emménagent la même année.
  • 1956 : Création d’une deuxième équipe ACO à Notre Dame de Lourdes.
  • 1957 : Délégation JOCF à Rome.
  • 1959 : Création des équipes ACGF-ACGH (Action Catholique Générale des Femmes/Hommes) sur Notre Dame de Lourdes – Saint Jean – Sainte Bernadette, à Saint Jean avec le Père Mautz, puis le Père Chenailles. Au début, ces réunions ont permis une relation entre les différents quartiers, tous nouveaux.
  • 1965-1970 : L’ACGF lance les Heures d’Amitié, avec des non-croyantes. Volonté missionnaire de faire connaitre Jésus Christ à toutes. Mise en place de réunions du soir, pour les femmes au travail.
  • 1975 : Année de la femme. L’ACGF réunit toutes les associations féminines d’Argenteuil (Union des Femmes Françaises, femmes protestantes et du secours populaires).
  • 1960-1975 : Cœurs Vaillants, Âmes Vaillantes se sont transformés en ACE (Action Catholique des Enfants), modification de la formation catéchiste.
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